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3-En savoir plus sur la mémoire...

vendredi 10 juillet 2015 par Annick Blanc

COMMENT FONCTIONNE LA MEMOIRE ?

Très schématiquement, on peut dire que le cerveau utilise l’ensemble de son cortex pour mémoriser, il n’existe pas de « centre de la mémoire » dans le cerveau.

Des millions de neurones se mettent en place sous forme de réseaux pour chaque connaissance, dans des zones aussi bien visuelles, auditives, kinesthésiques (liées aux mouvements) etc…

Plus on mémorise, plus on fait de liens entre les neurones et réseaux de neurones.

Et la place n’est pas limitée : plus on mémorise et plus on peut mémoriser …et c’est possible à tout âge !

En fait, chaque nuit la mémoire fait un grand nettoyage et « déchire » en quelque sorte les souvenirs et les informations stockées pour les réorganiser autrement ; dormir n’est pas une perte de temps !

Mais avec ce « grand ménage », une partie des données peuvent se perdre, d’où le conseil répandu de réactiver régulièrement sa mémoire pour la conserver !

Le côté psychoaffectif, les émotions, la sensibilité jouent aussi un rôle important, facilitant ou, au contraire, empêchant la mémorisation.

Une autre étape est ensuite de retrouver le savoir mémorisé. Pour cela, il faut avoir des points de départ : image, son, texte associé, schéma, sensation…. et chacun a ses manières de faire favorites. Plus une information mémorisée a des points de départ différents, plus vite on la retrouve.

CONCRETEMENT, QUELQUES CONSEILS DE BASE POUR BIEN MEMORISER

  • Désirer retenir ce qu’on veut/doit apprendre : Si on y est « obligé », il faudra y passer plus de temps ou... s’y intéresser davantage !…
  • Comprendre ce qu’on apprend : La mémoire met en relation les nouvelles connaissances avec ce qu’on sait déjà et il faut l’avoir compris pour le mettre à « la bonne place » !
  • Se connaitre un peu : est-on plutôt « visuel », « auditif », « kinesthésique(corporel) » ?, en sachant que l’idéal est de multiplier les méthodes pour retrouver plus facilement l’information.
    • Traduire alors ce qu’on mémorise en images mentales
      • visuelles (on les revoit),
      • auditives (on les réentend, on se les redit)
      • ou corporelles (on a besoin de bouger son corps, de mimer)

ou, encore mieux, combiner le tout.

  • clarifier, structurer, organiser, hiérarchiser les informations à retenir : elles trouveront plus facilement leur place parmi les autres déjà mémorisées
    • Dire avec ses propres mots.
    • Penser à surligner les mots-clés dans une leçon
    • Faire un schéma (organigramme, arborescence, mindmap ou carte heuristique*…)
  • réactiver régulièrement ses connaissances, comme un sportif s’entraine régulièrement à refaire les mêmes gestes : moins longtemps mais plus souvent pourrait être une devise à appliquer

Mais aussi, comme le sportif, bien s’alimenter et bien dormir, ménager des pauses : la mémoire a besoin de se réorganiser lors de ces moment de détente… et le cerveau d’être sainement nourri pour bien fonctionner !

  • se projeter, s’imaginer dans la situation qui sera utilisée pour restituer les données apprises : interrogation, exposé etc… On « programme » ainsi son cerveau pour l’usage futur et cette « programmation » permettra de retrouver plus facilement ce qu’on a appris, sans les « indices » que constituent les mots, surlignages, dessins….des fiches d’apprentissage .

Retenir et restituer sont 2 mécanismes différents et il faut s’habituer aux deux.

QU’EN EST-IL DU « PAR CŒUR » ?

Nous stockons dans différents types de mémoire.

Sur l’ensemble des connaissances, le vocabulaire, les formules, les règles et les dates sont peut-être les seules qui doivent être appris « par cœur », pour être stockés dans ce qu’on appelle la mémoire lexicale (elle stocke la « forme sonore » (ce qu’on entend) et la « forme écrite » (ce qu’on voit) des mots)

Tout le reste nécessite d’être compris pour être stocké dans la mémoire sémantique (elle stocke le sens des mots).

Cette mémoire sémantique est plus résistante que la mémoire lexicale, plus on analyse profondément ce qu’on apprend, mieux on le retient.

Exemple de la mémorisation des « tables de multiplication » : au bout d’un moment, c’est vrai qu’on les sait « par cœur » ces tables, mais en fait, le plus souvent on a « construit » le raisonnement qui a permis d’aboutir à cette parfaite mémorisation : on a remarqué, calculé qu’on allait de 3 en 3, de 4 en 4 etc. ; on s’est trouvé des astuces ou moyens mnémotechniques…

A ce propos, les moyens mnémotechniques peuvent être utiles dans la mémorisation, si on a compris l’information. (« Mais où est donc Ornicar ? » est peut-être un des plus connu !)

Mais les plus efficaces seront ceux que l’on crée soi-même.

* exemple de mindmap ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichie...